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Soudure 83 Les bases

Soudure 83 Les bases

Suite de l’article https://pimousse.be/index.php/2016/06/17/souder-modelisme-les-bases-elementaires/

Maintenant nous allons passer aux trucs chouettes. Dans cet article, nous allons voir :

  • La sélection de l’outil : qu’est-ce que t’as là ?
  • La maintenance de l’outil : Tu dois en prendre soin.
  • Apprendre le contrôle de la température : tu sens la chaleur ?
  • Trucs de base en soudure : on va enfin faire fondre quelque chose !

Allons-y !

Sélection de l’outil :

Il ya une tonne de vidéos sur le sujet sur le Tube et elles sont bien pour la plupart. Tant mieux. Mais la vraie question est : jusqu’où voulez vous aller dans votre apprentissage ?

Alors, de quoi avez-vous absolument besoin pour démarrer ?

Et bien, pour démarrer à partir de rien, vous aurez besoin :

  • D’un endroit sûr. Nous avons déjà parlé de ça dans le topic « sécurité ».
  • D’un fer : comme je l’ai déjà dit, un simple fer suffit pour commencer.
  • D’un support pour le fer : simplement un support sur lequel vous pouvez poser un fer chaud en toute sécurité.
  • De soudure : vous pouvez choisir celle que vous voulez.
  • De fondant : honnêtement, un simple crayon à fondant fera des merveilles pour un débutant.
  • De quelque chose pour nettoyer le fer : ok, une éponge.

 

Bien, maintenant vous avez tout ce qu’il faut pour commencer.

 

De quoi avez-vous besoin si vous voulez faire sérieusement de la soudure ?

 

Et bien sérieusement « sky is the limit ». J’ajouterais  quand-même une chose à prendre en compte si vous vous lancez dans de l’electronique sensible :

  • un tapis de mise à la terre.
  • Un fer à contrôle de température mais c’est ici que se pose le problème du prix (on parlera de la soudure sur PCB dans un prochain article).

Si vous envisagez d’utiliser du fil calibré, vous pouvez également ajouter une boite de fondant.

  • Si possible, un pistolet à souder ou un fer à haut wattage pour atteindre la bonne température.

Flite Test a réalisé un super tuto sur la soudure des gros fils.

Apprendre le contrôle de la température:

Ce sujet demande beaucoup de temps. Un bon contrôle de la température est important quand vous soudez parce que pour l’électronique, la chaleur est une ennemie.

Je suis sûr que la plupart d’entre nous a déjà senti au moins une fois l’aro de l’électronique u des plastiques qui fondent. Cette horrible vision de l’étincelle et de la fumée magique qui suit se gravera à jamais dans votre mémoire la première fois que ça vous arrivera.

Donc, qu’est-ce qu’un bon contrôle de la température ? C’est être capable de faire un beau joint de soudure sans brûler l’électronique sensible. La meilleure façon de réaliser ça, c’est d’y aller et de se retirer vite mais pas trop vite.

Alors combien de temps cela prend-il pour faire pour faire un bon joint en soudure ?

2 secondes, c’est ce que ça devrait prendre comme temps pour réaliser une bonne soudure. Plus que ça, cela risquerait d’endommager l’électronique sensible.

Donc, 2 secondes devrait être votre limite de temps.

Par la suite vous arriverez à trouver la bonne température et l’embout approprié. Mais ceci viendra avec beaucoup de pratique.

Pour arriver à trouver le bon embout et la bonne chaleur, vous devez prendre en compte la masse thermique des composants que vous essayez de souder.

Explication de la masse thermale/thermique :

Pour donner une image, pensez à un dé à coudre rempli d’eau. C’est le joint que nous essayons de chauffer. Maintenant, imaginez une petite bougie allumée, c’est le fer chaud à bonne température. Combien de temps cela mettra-t-il pour faire bouillir l’eau contenue dans le dé à coudre. Cela ne prendra pas longtemps. Maintenant, imaginez la même bougie allumée et nous allons essayé de faire chauffer un pot rempli d’eau. Même température, même taille pour la source de chaleur mais beaucoup plus de masse à chauffer. Donc, que devrions-nous faire ? Nous devrions placer le pot d’eau sur un poêle n’est-ce pas ? Une source de chaleur plus grande mais à la même  température prendra moins de temps. Donc, pour faire court, au plus petite est la masse, au moins de temps ça prend pour la chauffer.

Et donc, au plus la masse sera importante, au plus long sera le temps de chauffe. Ou bien, augmentez la chaleur de surface (pas la température) et cela raccourcit le temps de chauffe.

Maintenant, pour vous plonger un peu plus encore dans la confusion, nous devons élever la masse thermique/thermale du fer lui-même. Pour donner une image, vous pouvez voir le fer à température comme un verre rempli d’eau.

Quand vous mettez en contact votre fer et la pièce que vous travaillez, cela transfère la chaleur du fer au joint que vous êtes en train de travailler. Un peu comme si vous versiez de l’eau d’un verre dans le verre suivant.

Donc laisser le moins d’eau pour refroidir le fer jusqu’à ce que vous remplissiez le verre.

(30 watts petite source d’eau – 100 watts plus grande source d’eau). Donc, voyez le joint comme un plus petit verre d’eau. Maintenant, pour transférer la chaleur, vous commencez à verser dans le verre. Il y a perte de chaleur depuis votre source de chaleur vers le joint. Pas beaucoup mais si vous continuez de joint en joint, votre verre se videra beaucoup plus vite et devra être rempli à nouveau. Le verre (votre fer) commencera automatiquement à se remplir quand la température baissera. Mais si vous continuez à vous déplacer rapidement, le fer ne pourra pas maintenir sa chaleur et la température descendra trop bas.

Si la masse thermique/thermale du fer est trop petite, il ne pourra pas chauffer la masse des pièces/ du montage convenablement.

Aussi, si vous travaillez sur plusieurs joints en même temps, le fer perdra sa chaleur et aura probablement difficile à garder la bonne température.

Donc, choisir le bon embout peut aider:

Il y a beaucoup de sortes d’embouts différents mais en voici quelques-uns de courants.

L’embout de série B est un embout rond basique. Cet embout se trouve sur la plupart des fers de base parce qu’il est très universel. Sa forme ronde vous donne la possibilité de souder sous n’importe quel angle et la plupart des travaux de base sont faciles à effectuer  avec un tel embout.  L’embout fin est utile pour atteindre une faible zone de chaleur.

L’embout de série D ou embout ciseaux est un autre embout très répandu. Il est appelé ainsi parce qu’il est évidemment en forme de ciseaux. Il est utile pour atteindre une plus grande zone de chaleur.

L’embout de série C ou embout sabot, est un embout coupé à 45° avec une surface très légèrement incurvée. Il est surtout utilisé pour la soudure « drag »

L’embout de série I ou embout aiguille est, vous l’aurez compris, un embout utilisé pour travailler sur des détails très fins. Pas le plus simple d’utilisation parce que cet embout très fin ne chauffera pas bien la zone. Donc, à utiliser pour les tout petits travaux.

L’embout de série K (K pour knife = couteau) est très utile vu que c’est un embout comme celui de série B qui possède un tranchant comme celui de série D et qui peut être utilisé comme celui de série C. Malheureusement c’est un embout large et ne peut donc pas être utilisé dans de petits espaces.

Maintenance de l’outil :

Nous avons déjà parlé de l’importance de garder l’endroit de travail propre et sécurisé. Il est également important de garder vos outils en bon état de fonctionnement. J’ai vu de nombreux cas où les outils mal entretenus étaient la cause d’un mauvais travail de soudure.

Je vous ai aussi déjà expliqué comment l’oxydation peut tout abîmer.

Comment pouvons-nous faire pour tout garder en bon état de fonctionnement ?

Et bien, contrôler l’oxydation sera la réponse.

L’embout du fer à souder sera l’élément à surveiller de près. Donc, avant tout, il est bon de mettre de la soudure fraîche sur l’embout. Donc, avant de ranger votre fer à souder dans son support, ajoutez de la soudure fraîche. Avant de commencer à souder, mettez de la soudure fraîche. Éviter l’oxydation est aussi simple que ça dans la plupart des cas.

Donc, que se passe-t-il si vous ne le faites pas ?

Cette oxydation se forme à la surface et par la suite des piqûres/trous apparaîtront sur l’embout et il devra être remplacé.

Mais il y a moyens de réparer certains dommages si les piqûres ne sont pas encore apparues. Tout ce que vous aurez à faire c’est ré-étamer l’embout.

Comment ré-étamer ?

Une méthode simple consiste à utiliser un composé d’étamage en boite.

C’est très simple. En faisant entrer en contact le fer chaud et la pâte d’etamage, en le faisant tourner dans la pâte, il se ré-étamera rapidement. Rappelez-vous, c’est à faire en suivant les instructions. Il existe une autre méthode que vous pouvez utiliser pour faire revivre votre embout si vous ne possédez pas cette boite d’étamage.

Certains ne l’approuvent pas mais en un claquement de doigt vous pourrez refaire fonctionner votre fer.

Je n’ai pas testé cette méthode sur les fers pistolets mais ça marche sur les fers crayons.

Si vous n’avez pas de boite d’étamage et que vous avez un embout à coeur de cuivre, vous devez suivre encore quelques étapes :

  1. Laisser refroidir votre fer parce que vous allez devoir manipuler l’embout.
  2. Pour réparer l’embout de votre fer, vous devez d’abord retirer l’oxydation. Pour la plupart des fers à cœur de cuivre, utilisez simplement du papier de verre de qualité moyenne de grain 600 jusqu’à ce que vous voyiez une couleur brillante de cuivre tout autour de l’embout.
  3. N’oubliez pas de poncer votre embout au-dessus d’un récipient qui peut accueillir la vieille soudure.
  4. Maintenant le cuivre nu s’oxydera si vous le laissez comme ça. Donc, ce n’est pas le moment d ´en avoir marre et de s’en aller.
  5. Après que vous ayez obtenu une belle couleur brillante, vous allez ajouter du flux ???? comme barrière anti-oxydation sur toute la surface brillante. Il faut simplement tremper l’embout dans une boîte te de pâte de flux.
  6. Ensuite, prenez votre soudure et recouvrez l’embout couvert de flux propre avec la nouvelle soudure.
  7. Simplement en serrant et en tortillant la soudure sur l’embout comme si vous enrouliez un tuyau sur un enrouleur.

Article traduit et reproduit avec l’accord de Flite test.

Vous pouvez trouver l’intégralité de l’article d’origine en anglais

http://flitetest.com/articles/soldering-82

Tuning PID Blackbox

Tuning PID avec BlackBox sur CleanFlight/BetaFlight

Comme il y a eu une question sur le paramétrage des PID sur CleanFlight/BaseFlight/BetaFlight et que j’ai proposé d’utiliser “Blackbox” en suivant un article en anglais et que la barrière de la langue posait problème, ben je me suis dit que j’allais traduire l’article en question.
J’ai traduit comme si j’étais l’auteur donc normal que j’utilise la forme “je”.

Tuning PID avec BlackBox

Le tuning des PID est une grande partie des Multicoptères et du vol FPV. A l’origine, ce tuning était le plus souvent un jeu de devinette, d’essai et de plantage: dans lequel vous ajustez les valeurs de PID en observant/repérant les oscillations que fait le multi soit en pilotage LOS, soit en FPV.

L’invention de la Blackbox dans CleanFlight rend le tuning de PID beaucoup plus facile selon moi et il vous permet d’ajuster vos PID d’une manière plus scientifique. Vous pouvez voir ce qui cause les vibration et quelle valeur PID a besoin d’être changée.

Nouveau dans tout ça?

Premièrement, il faut activer la Blackbox dans CleanFlight. Ceci peut être effectué en suivant ce guide (français) (mais c’est pas compliqué à activer…)

Info: Je ne suis pas un expert dans ceci, je partage juste ce qui a fonctionné pour moi. Si vous avez une approche différente de la chose, n’hésitez pas à le dire car ça pourra toujours aider. C’est toujours bien de partager la connaissance (non, c’est pas un clin d’oeil pour Foxxy, c’est réellement dans l’article d’origine Loading...:lol:)

Il y a beaucoup plus de choses à expliquer dans le tuning de PID que ce que j’écris ici mais j’espère que ça vous permettra d’aller de l’avant sur ce long voyage qu’est le tuning de PID.

Qu’est-ce qu’il faut enregistrer dans les logs Blackbox?

Mon test de vol est très simple et ne requière qu’une minute. Bien sûr, vous pouvez aussi simplement enregistrer un vol simple et l’analyser ensuite.
NDR: pensez aussi que suivant les cartes, y’a que 2MB de stockage pour la Blackbox donc la durée d’enregistrement est limitée.

  • Activez le mode Rate (ou acro).
  • Voler quelques secondes en faisant du surplace sans rien toucher, juste en tentant de garder l’altitude.
  • Faites des déplacement gauche et droite (roll) plusieurs fois d’affilée (environ 45° si vous pouvez).
  • Faites quelques “roll” (tour complet)
  • Effectuer des déplacement avant et arrière (pitch) plusieurs fois d’affilée (environ 45° si vous pouvez).
  • Faites quelques “flips” (tour complet)
  • Tournez le multi sur lui-même (yaw) d’environ 45°
  • Faites des tours complets (yaw) quelques fois.

Étapes pour analyser les données de la Blackbox

Contrôle de la performance en général

Avant d’aller dans les PID, je regarde normalement en premier la sortie sur les moteurs. Ceci afin d’être sûr que le multi vole normalement, sinon les données de la Blackbox seront invalides.

Pour faire ceci, il faut regarder les données du premier test, celui ou on vole sans rien toucher. Là, les moteurs devraient avoir des sorties très similaires. Si ce n’est pas le cas, les problèmes sont généralement causés par :

  • CdG (centre de gravité) qui n’est pas au milieu du châssis.
  • Les hélices sont endommagées (suite à crash par exemple).

Si par exemple les moteurs arrières du multi travaillent plus que les moteurs avant, ça pourrait vouloir dire que l’arrière du multi est plus lourd, probablement à cause de la LiPo qui est positionnée trop vers l’arrière.

Zoom in (real dimensions: 1024 x 515)Blackbox 1
Les moteurs arrières travaillent plus que les moteurs avant

S’il y a seulement un des moteurs qui travaille plus que les autres, ça peut potentiellement indiquer une mauvaise hélice, un mauvais moteur ou encore un ESC défectueux.

Mais si les 4 moteurs tournent à une vitesse similaire constante quand le multi fait du surplace, ça veut dire que votre multi est OK (moteurs et hélices sont bons) et qu’il est bien équilibré. Il n’est pas nécessaire que les sorties moteurs soient exactement les mêmes, si elles sont proches, c’est suffisant.

Blackbox 2
Les sorties moteurs sont très similaires à ce niveau et je serais très content avec ça

Diagnostique du tuning PID

Avec un bon tuning de PID, on peut arriver aux résultats suivants:

  • Des traces du gyro lisses, avec le moins possible de bruit et d’oscillation.
  • Sorties moteur lisses – Les moteurs tourneront plus silencieusement et chaufferont moins. Les moteurs et les ESC chaufferont plus si la trace montre beaucoup d’oscillation ou si la sortie moteur ressemble à PacMan. Votre multi consommera aussi plus d’ampères et ça diminuera donc votre temps de vol
  • Les traces du gyro répondent bien aux commandes de la télécommande (RC) et il n’y a pas d’oscillation.

Généralement, j’utilise 2 graphiques avec les contenus suivants :

  • Graph 1: rcCommand, gyro
  • Graph 2: PID_P, PID_I, PID_D, PID_sum

Les contenus sont suffixés avec “Roll”, “Pitch” ou “Yaw” pour savoir de quoi il s’agit. Il est donc possible de les sélectionner séparément.

Graph 1 montre les commandes que vous donnez (rcCommand) et comment le multi réagi à celles-ci (gyro). Le gyro sera affecté par les PID (montrés dans le 2 graphe).
Graph 2 contient les traces des valeurs P, I et D qui sont calculée à l’aide des PID qui sont dans le multi. Voici à quoi devraient ressembler des bonnes traces PID selon moi et comment elles répondent à l’augmentation/réduction des valeurs correspondantes.

  • P – Idéalement, P ne devrait pas causer trop de bruit dans le gyro. Il peut y avoir quelques ondulations et ceci est normal, mais seulement dans une certaine mesure. Si P est trop élevé, vous allez voir le bruit qui augmente et qui se retrouve dans la trace du gyro. Les oscillations de faible fréquence vont aussi augmenter.
  • D – Idéalement, le gain D devrait suivre P. Mais en réalité, il est un peu en avance sur P. Il devrait aussi avoir une magnitude/ampleur similaire à P. Cependant, D est contient généralement beaucoup plus de bruit que P, donc c’est normal de le laisser un peu plus bas, ou alors de diminuer le “Dterm_cut_hz” (variable introduite dans BetaFlight. Lire plus (anglais))
  • I – Pour rester simple, j’ignore généralement I et je l’ajuste sur le terrain. Généralement j’ai des valeurs I qui sont faible, pour autant que le multi ne “glisse” pas ou n’oscille pas à la descente. Certaines personnes recommandent d’y aller franchement pour voir si le multi garde l’angle correctement, et si ce n’est pas le cas, augmenter I. Mais je me suis rendu compte qu’avec une petite valeur de I, c’était mieux quand vous faisiez du vol agressif, le multi semble plus fluide.

Exemples de tuning PID avec BlackBox

Roll/Pitch – P

Clairement, le gain P est trop élevé dans cet exemple.
Quand je bouge le stick du roll, P commence à osciller, et ces oscillations se retrouvent dans la trace du gyro comme vous pouvez le voir (entourée en jaune).
Zoom in (real dimensions: 1024 x 514)Blackbox 3

Maintenant, j’ai descendu P.
Beaucoup mieux, plus d’oscillation constantes dans P et dans le gyro.
Zoom in (real dimensions: 1024 x 513)Blackbox 4

Roll/Pitch – D

Il y a 2 manières d’ajuster ceci, où 2 étapes comme je préfère dire. En plus de regarder dans les données de la BlackBox, vous pouvez aussi regarder dans vos enregistrement FPV pour voir si vous avez des sauts ou autre lorsque vous faites des figures extrêmes (flip/roll). Tant que vous en êtes content, pas besoin d’augmenter D.

Voici un exemple d’un gain D faible.

J’imagine bien que le multi pourrait faire quelques bonds en arrière lors de virages serrés ou de flips.
Zoom in (real dimensions: 1024 x 510)Blackbox 5

Ici, j’ai augmenté le gain pour D. La magnitude/amplitude de D est maintenant plus proche de celle de P. Dans votre cas, vous verrez peut-être plus de bruit, mais j’ai de la chance avec le mien car il n’est pas si mauvais. Il y a des multi qui ont plus de bruit que d’autres, ceci dû à plein de raisons différentes, soit électriques ou encore mécaniques.

Maintenant, j’irais dehors pour voler et voir s’il y a toujours des rebonds. Si c’est le cas, encore augmenter un peu plus D. Sinon, le laisser tel quel.

Zoom in (real dimensions: 1024 x 512)Blackbox 6

Un autre bon exemple serait le graph “Roll/Pitch P”, j’ai aussi ajusté (augmenté D) sur le 2e test.

Yaw P et D?

Pratiquement la même chose que pitch et roll, augmenter P améliorera la réponse du yaw, mais pourrait aussi faire aller trop loin. Si vous avez du glissement dans le yaw, il faut augmenter I. Mais s’il n’y en a pas, laissez I à une valeur basse.

Le P yaw montre quelques oscillations dans le graphe mais c’est complètement normal et ne semble pas affecter plus que ça le vol. Les oscillations existent dans le yaw parce que le multi n’a pas la plus forte autorité du yaw (NDR: “Yaw authority” en anglais mais pas facile à traduire correctement…)

J’ai également remarqué qu’avec la même configuration, un châssis plus petit et des hélices avec moins de pitch ou des moteurs avec un KV plus élevé, cela sortait des traces yaw plus propres. Ceci indique donc que c’est lié à l’autorité du yaw (NDR: Je pense que le rédacteur originel de l’article voulait parler de la sensibilité avec laquelle on pouvait tourner en yaw. Plus il y a de pitch sur les hélices ou un haut KV, plus on peut tourner franchement).

Voici un graphique de mon EVO250 avec des moteurs 1960KV et des hélices 6045.
Zoom in (real dimensions: 1024 x 513)Blackbox 7

Et ça, c’est mon Ghost220 avec des moteurs 2300KV et des hélices 5045.
Zoom in (real dimensions: 1024 x 511)Blackbox 8

Les 2 multi volent parfaitement! l’oscillation dans le yaw ce n’est pas la fin du monde.
Le bruit disparaît sur mon 250 lorsque je diminue le P du yaw mais le multi devient moins réactif et plus doux, ce que je n’aime pas.

Voilà donc pour la traduction de l’article :)
J’espère que ça pourra vous aider!!

Traduit de l’anglais par LuluTchab pour le forum Multi-Voltige, avec l’aimable autorisation d’Oscar Liang.

Lien vers l’article d’origine PID TUNING WITH BLACKBOX LOGS – THE BASICS

Traductions Flite Test par Pimousse

Hello, c’est Pimousse et j’ai une super nouvelle pour vous faciliter la vie et avancer dans le monde de l’aéromodélisme avec Flite Test.

Cette idée m’est venue à la suite des rencontres que j’ai pu faire sur les terrains ou sur les divers forums. Il y a pas mal d’amateurs qui étaient bloqués à cause de leur méconnaissance de la langue de Shakespeare.

Etant un grand fan depuis la première heure de Josh & Josh, je leur ai posé la question de savoir s’ils avaient envie de partager avec vous cette passion, mais en français.

Et c’est tout naturellement qu’ils ont accepté.

Je serai donc amené à traduire en français, des articles parus sur leur site, soigneusement sélectionnés et à les diffuser sur Pimousse.be

Pour voir ou revoir Flite Test en Anglais c’est ici : http://flitetest.com/

Bonne lecture.

Pimousse

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