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Changez les Gimbals de votre Taranis

Salut à tous,
Voici un petit tuto pour remplacer les Gimbals de votre Taranis par des nouveaux à effet Hall.

Ça change quoi ?

Ceux d’origine sont équipés de potentiomètres, donc à contacts physiques, d’où une usure dans le temps et donc imprécision.
Ceux-ci sont avec des capteurs à effet Hall, sans contact, pas d’usure du capteur, donc précision constante.
Il m’a fallu un peu de temps pour reprendre mes repères car c’est plus précis, mais je trouve ce mod vraiment bénéfique, en plus la manipulation est rapide et à la portée de tous, il faut juste un tournevis et une pince.

C’est parti !

Pour commencer, il faut par retirer les 6 vis au dos de la radio

Ensuite, il faut dévisser les vis qui maintiennent les Gimbals en place
gimbals 2
Retirer les anciens sticks et déconnecter les 6 connecteurs
gimbals 3
Du coté de votre stick de gaz, il faut retirer le ressort (gimbal de droite pour les mode 1 et de gauche pour les mode 2),
gimbals 4
Ainsi que l’axe et le levier métallique
gimbals 5
Remettre les nouveaux Gimbals en place, branche les 6 connecteurs, remettre les 8 vis qui les maintiennent ainsi que celles au dos de la radio.
gimbals 6
Il ne reste plus qu’à allumer la radio, lancer la calibration et profiter 🙂
gimbals 7

 Liens utiles :

Vous les trouverez, entre autre ici,  à la pièce : Gimbal 1 pièce

Ou alors par deux ici : Gimbal Paire

Pensez au code TOYSHO pour profiter d’une réduction.

Bons vols avec vos nouveaux sticks.
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Tutoriel : connecter un OSD sur une caméra AIO

Les caméras AIO, sont ces petites caméras qui sont livrées avec un émetteur vidéos fixés au dos de la caméra.

Il est impossible à vue d’œil de récupérer votre signal vidéo pour y incruster un OSD. Et bien dans ce cas c’est possible!

Nous allons vous montrer comment faire.

Matériel nécessaire :

  1. Une caméra de type EF-01
  2. Une carte de vol avec fonction OSD

Il faut d’abord isoler l’endroit où passe le signal vidéo sur la AIO.

Dans ce cas, il sagit de la PIN la plus au dessus, objectif à gauche.

Il vous faudra supprimer cette jonction à l’aide d’abord de votre fer à souder en faisant fondre le plastique, et puis ensuite, à l’aide d’un pince coupante.

Viendra ensuite la soudure d’un bout de câble sur le VTX et un autre bout de câble sur la caméra.

AIO soudure VTX

AIO soudure caméra

Il ne vous reste plus qu’à connecter vous câbles en VIN et VOUT de votre carte pour faire un test avant le clean.

Vidéo

Bon mod 😉

Les filtres lowpass PT1 & le mode ANTIGRAVITY de Betaflight.

Les filtres lowpass PT1 & le mode ANTIGRAVITY de Betaflight.

Depuis le passage à la version 3.1 de Betaflight, un nouveau mode de vol a été introduit, le mode Antigravity !

Mais le Mode Antigravity, c’est quoi ?

Ce mode a été implémenté par BorisB et permet de s’affranchir de certains filtres du Notch Filter, d’éliminer le phénomène de << PROPWASH >>  et de pallier à certains comportements désagréables que la frame peut avoir en vol sur des changements d’axe assez violents. Ils peuvent par exemple provoquer des effets de cabrage ou des rotations non contrôlées sur l’axe sollicité.

Il va permettre aussi d’améliorer la stabilité pendant le vol surtout pendant les phases où la frame passe par des transitions d’apesanteur.

Au début quand il a été disponible, presque toutes les modifications devaient passer par des commandes dans le CLI. C’est  toujours le cas, mais maintenant, elles sont plus accessibles et peuvent vraiment améliorer le comportement et l’expérience en vol.

Avant toute chose:

C’est préférable de partir sur des bases saines et d’une frame déjà optimisée sur certains points:

1/ Soft mount sur la carte de vol : ceux-ci par exemple.

2/ Soft mount pour les moteurs : ceux-ci fonctionnent très bien pour ma part après avoir testé d’autres modèles.

Les 2 précautions ci-dessus vont déjà permettre de diminuer grandement les vibrations dans le gyro.

Pour ce test, je suis parti sur mon armattan RaceSpec 210mm : la review est disponible ici

J’ai passé beaucoup de temps à régler les PID sur cette frame. Je suis également passé par la blackbox pour fignoler, mais je n’avais pas encore modifié les réglages des filtres et je pensais (à tort) ne plus pouvoir améliorer le comportement qui me semblait déjà assez optimal et en parfaite adéquation avec ce que je voulais.

Pour la configuration présente sur le RaceSpec:

  • Moteurs : Brother Hobby 2206-2600kv
  • ESC bee spring 30 amp multishot
  • Carte de vol F3V4 AIO
  • Hélices racecraft 5051 tripales
  • Lipo Tattu Square 4S 1300mah / 95C

Pour commencer on va modifier les filtres lowpass :

1/ La carte de vol doit être flashée en Betaflight 3.1.7 c’est mieux :-).

1a/ Attribuer le mode de vol Antigravity sur un inter ou autre.

1b/La modification des filtres est tout à fait possible et valable sans utiliser le mode Antigravity, mais les 2 me semble assez cohérent en vol.

2/ Ensuite, direction le CLI de Betaflight et tape la commande << get lowpass >> puis entrée




ANTIGRAVITY Betaflight 1

On peut voir ici la gestion des filtres lowpass standards dans Betaflight.

3/ On va changer la gestion des filtres du D avec cette commande : << set d_lowpass_type = PT1 >> puis entrée et ensuite save puis à nouveau entrée.

4/ Suite a cette modification on va faire un vol stationnaire de 30 secondes,  on pose et ensuite on contrôle si les moteurs ou les esc ne chauffent pas ! RAS dans mon cas…

Si après cette commande dans le CLI et le test en stationnaire les moteurs chauffent, il vaut mieux arrêter et traiter la cause éventuelle (soft mount ?).

5/ Si le point 4 est concluant, on décolle pour un vol cool en mode balade de 1min, on pose et on contrôle à nouveau si rien ne chauffe, si c’est le cas, tant mieux on continue…

6/ Maintenant, on va commencer à modifier les valeurs du gyro notch filter 1. On va passer la valeur de 400 à 0 puis ensuite save.

ANTIGRAVITY Betaflight 2

7/ Ensuite  on répète le point 4 et 5. Si le test avec la valeur à zéro n’est pas convaincant, il suffit d’être moins radical et de moins descendre(200) jusqu’à ce que le test soit concluant.

Après avoir modifié la première valeur sur le vol balade de 1 min, je commence à constater la modification du comportement surtout sur les changements d’axes.

8/ On va maintenant modifier la valeur du gyro notch filtre 2 de 200 à 0 et ensuite save.

9/ Ensuite on répète le point 4 et 5, oui je sais ça devient laborieux, mais ça en vaut la peine au final  😉

Encore une fois, si ça chauffe, il suffit de trouver la valeur appropriée à la configuration et aux composants utilisés.

Après le point 8, une grosse évolution sur le comportement se fait ressentir ça vole vraiment mieux, super réactif sur les changements d’axes, plus aucun propwash, que du positif…

10/ Direction l’onglet filter settings de Betaflight. A nouveau on va modifier la valeur D term Notch filter frequency de 260 à 0 et puis save.

ANTIGRAVITY Betaflight3

11/ Ensuite on répète le point 4 et 5 Attention ici,  car j’ai eu une mauvaise surprise à l’armement, la frame est devenue incontrôlable au décollage, donc, au premier essai, il vaut mieux reculer un poil plus 🙂 

La modification de la dernière valeur était trop radicale dans mon cas, je suis, au final, à 100 au lieu de zéro, mais cela va dépendre de la configuration.

12/ Il est possible également de modifier 2 autres valeurs sur ce mode ,j’ai conservé les valeurs de base qui sont :  set anti_gravity_thresh = 350
set anti_gravity_gain = 1.000 suivant ce que l’on souhaite, il suffit de les modifier, mais pour ça il faut tester c’est très personnel…

13/ On profite du nouveau comportement de sa frame 😉

CONCLUSION:

Cette modification demande pas mal de temps et de méthode, mais reste très positive sur le comportement en vol, elle apporte vraiment le plus qui manque quand on pense que tout est au point, mais demandera à être adaptée à la configuration.

Vidéo en cours de montage…

Mais voici un exemple (en Anglais)assez représentatif en attendant 😉

Transportez votre Mavic en toute discrétion.

Coucou le amis,

Ayant acquis le petit bijou de technologie nommé DJI Mavic, je souhaitais trouver une solution de transport discrète et bon marché.
Comme j’ai opté pour le pack standard, aucune housse de transport n’était fournie avec l’appareil. De plus, je me suis laissé entendre dire que la housse d’origine n’était pas du tout pratique !
Alors j’ai fouillé un shop bien connu et je suis tombé sur une housse étanche pour DJI Mavic qui pouvait me convenir..
2 semaines plus tard elle était à la maison… y a pas à dire, le transport serra discret, vous constaterez par vous même ! 😀

Unboxing

La boite a parcouru quelques milliers de kilomètres et arrive un peu abîmée, voyons comment la housse de transport pour DJI Mavic a supporté la route…

Sortie de sa boite en carton, au premier coup d’oeil la housse n’a subi aucun dommage !
Du solide donc…
Vous remarquerez que cette housse est très passe partout, elle ressemble plus à une housse de transport pour boules de pétanques ou à un “beauty case” qu’à une housse de transport cachant un Mavic.
Discrétion assurée, foutage de gueule de votre femme garanti :p

On déballe, on ouvre, la fermeture éclair (de couleur rouge) semble de bonne constitution et devrait tenir quelques centaines d’ouvertures sans soucis !
Dans une mousse de forte densité sont prédécoupés les emplacement pour le Mavic, deux batteries et la radio.
En outre dans le couvercle de la housse se trouve une petite poche à fermeture éclair pour ranger vos câbles et cartes mémoire.
Attention, il n’y a pas d’emplacement pour le chargeur.. dommage !

Tour rapide du propriétaire

La boite mesure environ 27x26x11cm ou 27×28,5×11 si on compte la poignée dans la mesure pour un poids de 640g à vide.

Le Mavic se glisse parfaitement dans la découpe prévue.
ATTENTION: veuillez noter que la découpe prévue pour la radio a été faite à l’envers… en effet si vous logez la radio dans le sens de la découpe, on se retrouve avec les sticks vers le haut et ils viennent butter contre le couvercle.. le moindre choc sur le couvercle risquera d’abîmer votre radio.
Retournez la simplement dans le logement, sticks vers le bas, ça rentre aussi.. vous pouvez éventuellement faire une petite découpe pour le connecteur usb présent sur le côté gauche de la radio mais c’est vraiment accessoire..

Radio avec sticks vers le bas, plus de risque de casse et ça rentre sans soucis !

Vue au complet avec le matos dedans.

Conclusion

J’utilise cette solution de transport depuis quelques semaines et aucun problème à signaler.
La housse, la fermeture éclair et la mousse de forte densité sont de bonne qualité, ne s’abîment pas et ne se déforment pas.
Le design est un peu vieillot et on ne s’attend pas à trouver un superbe machine à l’intérieur, discrétion assurée… facile à emporter !

Liens utiles

La housse de transport de cet article

Tuning de PID

Introduction

Sur le net, on trouve presque autant de méthodes pour tuner les PID que pour fabriquer la pierre philosophale. Plusieurs méthodes existent, basées sur différents outils (comme la Blackbox), certaines sont complètes et d’autres abordent seulement une « partie » de la chose.

En voyant toutes ces méthodes, le petit druide, euh pilote que je suis s’est dit qu’il allait lire les infos sur comment faire pour le tuning PID, quels outils utiliser, etc… tout ceci dans le but de faire une méthode qui serait valable pour moi.

Je me suis notamment inspiré des informations données sur le site de Oscarliang, le blog de RC-Tidom et aussi sur AirSanglier (sanglier… quand je vous parlais de druide avant, on n’est pas loin finalement XD) et je me suis fait une marche à suivre pour tuner mes PID. Ensuite, il a bien fallu la mettre en pratique pour voir si c’était valable ou pas. Et il semblerait que ça le soit :D

Donc, ci-dessous, vous trouverez ce que j’utilise moi. C’est pas ZE méthode infaillible mais pour moi, ça a fonctionné donc je partage. Il se peut qu’il y ait des choses améliorables ou inutiles ou aberrantes mais je le répète, ça fonctionne et moi ça me suffit :D

Ce guide ne traite que les réglages du Pitch et du Roll. Pour le Yaw, personnellement, je continue à utiliser les valeurs par défaut de BetaFlight et ça me convient.

Contexte
  • Le tuning de PID a été fait sous BetaFlight 3.0.0.
  • Tout a été fait en AirMode
  • Les hélices utilisées étaient des tripales.
Prérequis

Dans un premier temps, il faut que vous ayez un multi déjà capable de voler. Ce guide n’aborde pas la configuration du multi au niveau de la calibration des moteurs ou autre, il faudra le faire vous-même auparavant avant.

Modes de vol

Vous pouvez configurer des modes de vol si vous le désirez mais il faut impérativement avoir l’Acro de disponible.
Il faut donc aussi savoir voler en Acro à vue de même que faire des flip/roll à vue.

PID

Ensuite, avant de commencer à tuner les PID, j’ai utilisé les valeurs par défaut de BetaFlight et j’ai déjà commencé par initialiser les paramètres entourés en rouge afin d’avoir :

  • Une réactivité qui me correspondait.
  • Vitesses de rotation Pitch/Roll qui étaient en adéquation avec ma manière de voler.
  • Une réponse des gaz qui était douce

Zoom avant (dimensions réelles: 1190 x 422)Image

TPA
En plus de ceci, j’ai mis le TPA à 0 pour qu’il n’influence pas le tuning par la suite.
Attention parce que suivant le multi que vous avez, si vous n’avez pas de TPA et que vous mettez les gaz à coin, il peut partir dans tous les sens (c’est le cas pour le mien donc j’ai dû faire gaffe).

 

Préparation

Pour faire les réglages de PID, il faut tester des valeurs différentes pour chaque paramètre (P, I et D) et voir jusqu’où on peut aller. Ça, vous le saviez, je sais… XD
Afin de faire ceci facilement, on va utiliser la partie Adjustments de BetaFlight Configurator afin d’assigner un switch de la télécommande pour pouvoir augmenter la valeur désirée. Personnellement, j’ai utilisé un switch qui revient à sa valeur « par défaut » dès que je ne le touche plus.

 

Télécommande

Dans un premier temps, il faut choisir un switch à utiliser sur la télécommande, le configurer et voir à quelle channel AUX il correspond sur BetaFlight Configurator.
Faites en sorte que lors que le switch est en position « par défaut », la valeur envoyée au multi soit de 1500 environ. Vous pouvez jouer sur l’offset dans la configuration de la télécommande.
Assurez-vous bien sûr que lorsque vous êtes en position haute du switch, la valeur passe à 2000.

 

BetaFlight Configurator – Adjustment

Afin de pouvoir utiliser le menu Adjustments sur la gauche, il faut passer en Expert mode. C’est une petite « case à cocher » tout près du bouton de connexion qui permet de faire la transition.

  1. Dans le menu Adjustments, on va configurer uniquement la première ligne.
  2. when channel
    Sélectionnez la channel AUX qui est liée à votre nouveau switch sur la télécommande.
  3. is in range
    Sélectionnez une plage entre 1800 et 2000
  4. then apply
    On va commencer par régler le P pour le Pitch donc sélectionnez Pitch P adjustment
  5. using slot
    Pas besoin de toucher ce paramètre
  6. via channel
    Là, il faut re-sélectionner la même channel que celle qui a été mise au point 1.
    Note: Il y a des explications sur comment configurer ceci sur le blog de RC-Tidom mais lui il utilise 2 switch différents, ce qui peut être dérangeant si vous êtes déjà presque au max du nombre de channels utilisés…

Voilà à quoi ça ressemble à la fin.
Zoom avant (dimensions réelles: 1081 x 117)Image

Une fois que vous avez mis toutes les bonnes valeurs, n’oubliez pas de cliquer sur Save en bas, ça aide généralement.

PID
Eh oui, y’a une « préparation » pour les PID !
Vous allez retourner dans BetaFlight Configurator, dans l’onglet PID Tuning et vous allez diviser par 2 toutes les valeurs P et I pour Pitch, Roll et Yaw. Il va sans dire que si ça ne tombe pas sur une valeur entière après la division, vous arrondissez vers le bas…
Pour le D, on va même diviser par 6 pour démarrer au plus bas !

Zoom avant (dimensions réelles: 1190 x 422)Image

Afin de vous faciliter les choses pour la suite, notez les valeurs modifiées dans un fichier à côté ou faites une capture d’écran de celles-ci.

Go tuning !

C’est parti, on va pouvoir y aller.Pour chaque valeur à régler, on va procéder d’une certaine manière, toujours en Accro !!
Si vous avez un buzzer sur votre multi, vous verrez qu’à chaque incrément de la valeur traitée via le switch attribué, vous entendrez un petit « bip ». ça permettra d’entendre où vous en êtes.Grossièrement, on va procéder comme suit (plus de détails seront donnés plus bas) :

  1. Connecter la batterie (télécommande allumée avant, bien évidemment).
  2. Armer
  3. Décoller
  4. Augmenter la valeur courante tout en faisant évoluer le multi d’une manière à contrôler que la valeur soit correcte ou pas.
  5. Se poser
  6. Désarmer
  7. NE SURTOUT PAS DEBRANCHER LA BATTERIE car ça aurait pour effet de reset la valeur que vous avez actuellement dans la FC et que vous avez augmentée via le switch
  8. FAIRE GAFFE A SES DOIGTS!!!!!
  9. Brancher au PC
  10. Récupérer la valeur (dans un fichier à côté ou via une capture d’écran)
  11. Remettre la valeur par défaut
  12. Sauvegarder
  13. Configurer la nouvelle valeur à paramétrer
  14. Repartir au point 2.

P

Pour trouver la bonne valeur pour P, on va augmenter celle-ci progressivement jusqu’à ce que le multi commence à osciller dans l’axe sur lequel on le règle. La valeur de P devra être en effet la plus élevée possible.
On pourrait simplement voler en stationnaire, augmenter la valeur jusque ça oscille et dire que c’est bon… mais non. C’est comme ça que je faisais au début mais ce n’est pas assez parlant, ça permet de trop augmenter la valeur et après, le comportement n’est pas top.
Ce que j’ai donc fait, c’est que je prenais un peu d’altitude (3-5m), que je coupais les gaz et que je les remettais pour pouvoir stopper la chute avant le sol. Et c’est le moment où les gaz sont remis qu’il faut bien surveiller pour voir oscillation il y a.
Une oscillation peut être visuelle mais le plus généralement c’est à l’oreille qu’on la détectera le plus tôt. Donc évitez peut-être de faire ce tuning dans un endroit trop bruyant ou avec un bon casque sur les oreilles.
Pitch

On va commencer par configurer le Pitch. Utilisez les informations données dans la section « BetaFlight Configurator – Adjustment » pour faire ceci. Sélectionnez donc Pitch P Adjustment dans la liste.Faites la petite manip expliquée ci-dessus jusqu’à ce qu’une oscillation se présente. Ensuite, posez, désarmez, branchez au PC, lisez et notez la valeur, remettez la par défaut et passez au paragraphe ci-dessous.

La valeur que j’avais moi était la suivante, 186 :
Zoom avant (dimensions réelles: 1190 x 422)Image

Roll

Maintenant qu’on a trouvé la valeur d’oscillation pour le Pitch, on va faire de même pour le Roll.
Allez dans la partie Adjustments et dans la liste déroulante, sélectionnez « Roll P Adjustement ».Faites la petite manip expliquée ci-dessus jusqu’à ce qu’une oscillation se présente. Ensuite, posez, désarmez et branchez au PC.La valeur que j’avais moi était la suivante (177) :
Zoom avant (dimensions réelles: 1190 x 422)ImageRésultat
Voilà, là, on a les valeurs d’oscillation P pour le Pitch et le Roll. Avant de passer à la configuration des valeurs suivantes, on va initialiser celles-ci correctement dans BetaFlight afin qu’elles puissent servir de « base » pour l’étalonnage des autres valeurs.
Vu que vous avez déjà la valeur « Roll P » affichée, multipliez celle-ci par 0.7, arrondissez vers le bas et mettez le résultat dans la case.Reprenez ensuite la valeur « Pitch P » que vous avez sauvegardée auparavant, multipliez là aussi par 0.7, arrondissez vers le bas et mettez le résultat dans la case.
A ce point, j’ai aussi repris la valeur de « Yaw P » par défaut de BetaFlight et je l’ai remise dans la case.
Zoom avant (dimensions réelles: 1190 x 422)Image
Cliquez sur Save et on passe à la suite.

 

D

On va maintenant attaquer le D. Pourquoi je ne passe pas au « I » avant ?… ben je me suis dit que comme le « I » c’était plus la correction dans le temps, j’allais d’abord faire le D.Pour la valeur D, on va l’augmenter progressivement comme pour P mais à l’inverse que là, on va tenter de la garder la plus bas possible ! C’est aussi pour cette raison qu’elle a été divisée par 6 et pas par 2 précédemment.

Au niveau de la manière de faire pour identifier si la valeur est correcte, ben vous allez faire des « flip » et des « roll » et voir comment le multi se comporte au moment de revenir à plat. S’il y a une oscillation lorsque celui-ci revient à plat, c’est que la valeur est trop basse et donc il faut l’augmenter. Et dès qu’il n’y a plus d’oscillation à la fin de la manœuvre, on arrête.

Comme expliqué avant, tout doit se faire en  Accro donc ça sera à vous de remettre le multi de niveau après une manœuvre. Vous devez maintenant comprendre pourquoi j’ai configuré les vitesses de rotation plus haut afin d’être à l’aise. Ça permettra d’une part d’être plus rapide dans les manœuvres et donc de ne pas prendre trop d’altitude pour les faire et d’une autre part, ça sera plus « brusque » à l’arrêt de la rotation (avec mes valeurs en tout cas) et donc c’est là que la valeur D sera la plus « utilisée » et que l’effet sera le plus flagrant.

Pitch

Pour régler le « Pitch D », retournez dans l’onglet Adjustments et sélectionnez Pitch D Adjustment dans la liste.C’est ensuite parti pour faire des flips en avant ou en arrière, c’est égal, il faut juste que vous soyez le plus à l’aise possible.
Dès qu’il n’y a plus d’oscillation, posez, désarmez, branchez au PC, lisez et notez la valeur, remettez la par défaut et passez au paragraphe ci-dessous.Moi j’avais la valeur suivante, elle est très peu montée, elle est passée de 3 à 4 :
Zoom avant (dimensions réelles: 1190 x 422)Image
Roll

Et hop, on passe au Roll pour le D. Retournez dans l’onglet Adjustments et sélectionnez Roll D Adjustment dans la liste.Faites des roll et augmentez la valeur D. Dès qu’il n’y a plus d’oscillation, posez, désarmez et branchez au PC.

La valeur que j’avais moi était la suivante, elle est cette fois-ci montée un peu plus haut que pour le Pitch :
Zoom avant (dimensions réelles: 1190 x 422)Image

Résultat

Tout comme pour la configuration du P, on a maintenant nos 2 valeurs de D, pour Pitch et Roll. Cette fois-ci, on ne va pas multiplier par un facteur quelconque, on va garder les mêmes valeurs.
Mettez-les donc tel quel dans les 2 cases associées. Cliquez sur Save pour enregistrer.
Zoom avant (dimensions réelles: 1190 x 422)Image
Bon ben il reste que le « I » à faire maintenant. Celui-ci permet de corriger l’erreur dans le temps. Le meilleur moyen pour arriver à trouver la bonne valeur, c’est d’induire une erreur dans le temps. Et pour faire ça, on va simplement ajouter du poids sous un des bras. Pour ma part, j’ai pris une batterie 3S 1300mAh que j’ai sanglée sous le bras avant droit.
L’idée, c’est de décoller en mode Angle (stabilisé), pour que le multi reste bien droit. Ensuite, on passe en mode  Acro et on regarde comment il réagit, comment il commence à dériver à cause du poids ajouté sous le bras. Et on augmente la valeur « I » jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de dérive dans l’axe (Pitch ou Roll) que l’on est en train de paramétrer.

 

Pitch

Retournez dans l’onglet Adjustments et sélectionnez Pitch I Adjustment dans la liste.Décollez en mode Angle et une fois que vous serez à une hauteur que vous jugerez suffisante, passez en mode Acro. Au début, le multi va sembler stable et garder son niveau puis il va commencer à doucement dériver. C’est là qu’on peut comprendre que l’erreur se manifeste dans le temps.
Ramenez-le au point de départ avant qu’il parte trop loin et augmentez un peu la valeur de « I ». Remettez le multi de niveau et observez. Répéter la manipulation jusqu’à ce que la dérive dans l’axe Pitch soit nulle.
Quand vous serez satisfait du résultat, posez, désarmez et branchez au PC. Regardez jusqu’où la valeur est montée (par curiosité) et cliquez sur Save pour l’enregistrer. Il sera en effet plus aisé de régler la valeur « I » pour le Roll avec une valeur « I » déjà bonne pour le Pitch. Le multi devrait de ce fait dériver uniquement dans l’axe Roll.Dans mon cas, j’arrivais à la valeur suivante :
Zoom avant (dimensions réelles: 1190 x 422)Image
Roll

Retournez dans l’onglet Adjustments et sélectionnez Roll I Adjustment dans la liste.Maintenant, on recommence la même manipulation que pour le Pitch, décollage en Angle, passage en  Acro, etc…

Quand vous serez satisfait du résultat et que vous ne constaterez plus aucune dérive, posez, désarmez et branchez au PC.

Résultat

Allez dans la partie PID Tuning et regardez la valeur. Remettez maintenant la valeur de « I » pour le Yaw et reprenez la valeur de pour le Pitch également et mettez-là à sa place.
Zoom avant (dimensions réelles: 1190 x 422)Image

Avant de cliquer sur Save, on va encore remettre les valeurs TPA comme elles étaient avant. Une fois que c’est bon, vous pouvez cliquer sur Save. On va maintenant retourner dans l’onglet Adjustments pour décocher la première ligne afin que cela n’interfère plus lorsque l’on utilise le switch associé sur la télécommande.

Vous devriez donc maintenant avoir un multi qui a des réactions assez correctes. Mais on va voir encore un peu plus loin maintenant…

Fine tuning
(A prononcer « faïne tiouningue »)

Maintenant qu’on a mis toutes les valeurs (à l’exception du Yaw, on est d’accord), ben elles vont maintenant travailler ensemble et donc peut-être qu’elles vont nécessiter quelques ajustements car elles vont s’influencer un peu.

Pour faire ce « fine tuning », vous avez plusieurs possibilités :

  • Utiliser la « blackbox » (voir article ici) pour détecter et supprimer les éventuelles oscillations
  • Y aller au ressenti et ajuster de temps en temps les valeurs manuellement.

Personnellement, j’ai choisi la 2e solution. J’ai vu que j’avais encore un peu d’oscillation Pitch et Roll lorsque je perdais de l’altitude et que je remettais les gaz. J’ai donc enlevé 3 à chaque valeur (arbitrairement) et j’ai vu que le comportement était mieux. Je pourrais maintenant utiliser la blackbox pour me faire une idée plus précise.

Ça me donne donc les valeurs suivantes, mais qui peuvent peut-être être encore affinées :
Zoom avant (dimensions réelles: 1190 x 422)Image

Voilà pour le tuto, j’espère qu’il vous sera utile :D

Merci à LuluTchab pour le partage et la rédaction

MenaceRC Invader : une antenne patch qui vaut le coup d’oeil !

Découverte de l’antenne patch MenaceRC Invader.
La MenaceRC Invader est une petite antenne de type “patch” destinée à la réception vidéo de nos drones.
Pour moi, c’est de loin la meilleur antenne patch que j’ai pu tester jusque ici !
Elle est petite, légère, a un look sympa et offre de superbes performances.

Les antennes patch concentrent leur faisceau de réception droit devant, offrant un taux de réjection élevé derrière et sur les côtés.
Cela veux dire que l’on va très bien recevoir les signaux devant l’antenne (fort et loin), beaucoup moins fort les signaux se trouvant sur les côtés et encore moins fort les signaux situés derrière l’antenne.

Pour vous donner une idée dans la pratique: avec un émetteur 200mW, on l’entendra encore à 1,6km si il est situé devant l’antenne et seulement à 150m si il est situé derrière l’antenne.

En règle général on couple, sur un récepteur diversity, une antenne patch et une antenne clover leaf.
Cela permet d’utiliser la clover leaf pour les signaux proches situés tout autour de nous et d’utiliser l’antenne patch pour recevoir les signaux lointains (ou faibles) droit devant.

 

Spécification du constructeur:

Gamme de fréquences: 5645 – 5945 Mhz
Gain: 6.5 dBi
Polarisation droite ou gauche (LHCP ou RHCP) – choix de la polarisation lors de la commande
Connecteur SMA (directement compatible fatshark et skyzone)
Dimensions: 45mm x 41mm x 16mm
Poids: 11grams

 

Tour d’horizon

Vue de devant, le design est sympa et change de la traditionnelle patch au format carré.

Vue de derrière et de son connecteur SMA qui se connecte sans adaptateur sur fatshark et skyzone.

41mm de large (comme indiqué par le constructeur)

45mm de long (comme indiqué par le constructeur)

14mm (16mm indiqué par le constructeur) mais je n’ai pas tenu compte de la hauteur du point de soudure central sur l’antenne donc la taille est respectée.

Épaisseur du pcb: 1.6mm

Poids également respecté à 0,8g près

 

Comparatif

Je possède une antenne patch aomway, une eachine, une TBS et celle ci.. comparativement entre elles, la MenaceRC Invader est l’antenne qui m’offre les meilleurs performances.

Théoriquement elle offre 1.5dBi de plus qu’une TBS et 0.5dBi de plus que la eachine ou aomway.
Pratiquement j’ai, à distance équivalente entre l’émetteur et l’antenne, moins de glitchs avec l’antenne patch Invader !

Le jour où je reçois un appareil de mesure pour les antennes, je ne manquerai pas de faire des mesures comparative stricte pour démontrer réellement la différence plutôt que donner un avis personnel.

Liens utiles

Le produit sur la boutique MenaceRc

 

 

Fatshark 18650 headset battery case – autonomie +++ !

Salut les poulet(tes) !
Petite présentation rapide d’un accessoire super pratique pour de longues… très longues… sessions FPV.
Le boîtier fatshark pour mettre des batteries 18650 haute capacité.

Unboxing

Il serra rapidement fait…

La boite dans laquelle on reçoit la batterie.

Dedans on y retrouve uniquement la batterie, il n’y a pas de manuel explicatif.

Prise en main.. littéralement !

Tour d’horizon

Vue du boitier avec sa connexion vers l’alimentation des lunettes/masque.
Je l’ai testé avec succès sur Fatshark / Skyzone / Eachine goggle one + two.
Il est pourvu d’une prise type équilibrage JST-XH 2S qui permet d’alimenter un éventuel ventilateur (ex: celui des fatshark).
La taille du câble entre le le boitier et la prise d’équilibrage est de +-38mm tandis que le câble reliant le boitier au connecteur d’alimentation principal fait 60mm

Une trappe accessible de l’autre côté permet de placer 2 batteries de type 18650 à l’intérieur.
Des ressorts permettent de mettre en pression afin de donner de bons contacts d’alimentation à l’équipement.

Notez que la fermeture de la trappe est un peu difficile avec les batteries dedans.
Appuyez fermement pour fermer la trappe et verrouillez vous même le petit loquet plastique car avec les batteries à l’intérieur il ne se verrouille pas tout seul.

Renseignée aux dimensions de 78mm x 19mm x 45mm, nous avons mesurés 84,5mm x 23mmx  47mm .. ce n’est pas tout à fait pareil !
  

Le poids sur les sites qui le proposent à la vente l’estimaient à 60g, nous avons mesurés 40g à vide et 131g avec deux 18650 MECO de 4000mAh.
Si le poids ne pose aucun soucis, il n’est pas négligeable tout de même.

Un barregraphe à leds, de couleur bleu high-tech, permettant de visualiser l’état de la batterie est disponible sur la tranche.
Une pression sur le petit bouton (situé sous mon pouce) activera l’affichage le temps de l’appui.

Un peu plus grand et plus gros que la batterie d’origine des fatshark, il n’est pas trop dérangeant sur le bandeau de tête mais bien plus pratique que le traditionnel câble, bien connu des utilisateurs de skyzone, qui relie les lunettes à la LiPo dans la poche !

Quelles batteries mettre dedans?

Pour ma part j’ai mis des batteries Li-ion MECO 18650 4000mAh.
Elles ont l’avantage d’être peu cher (moins de 7€ pour 2), sont rechargeable plus de 500x , ont une protection en cas de surcharge, peuvent descendre plus bas que les LiPo lors de la décharge (2,75V) et m’offrent de longues heures en fonctionnement… pas certains qu’elles fassent exactement 4000mAh (je dirais plutôt de l’ordre des 3000mAh) mais c’est plus que suffisant pour être rassasié !
Difficile de dire exactement le temps de fonctionnement car je branche à l’utilisation et débranche quand je n’ai plus besoin du matériel… et tout dépend aussi du matériel (par exemple un diversity ou un grand écran de masque consomme plus qu’un récepteur unique sur un petit écran).
 

En cas de batterie faible (ce qui n’est pas encore arrivé), il me reste des Li-ion Trustfire 2500mAh.
Très bonne marque, super qualité aussi.

Pour vous donner une idée en terme de taille, voici une 18650 à côté d’une batterie standard AA 1.2V

Comment recharger?

Il existe plusieurs façons de recharger.

La plus simple, j’ai utilisé le chargeur de mes Eachine Goggle TWO.
C’est un chargeur pour Li-ion (car les goggle two utilisent aussi un pack à base de 2 Li-ion de 2200mAh), il est disponible à petit prix (7,5€) et il permet de recharger le pack en une fois sans retirer les batteries du boîtier.
Notez que ce chargeur est en prise UK, il faut rajouter un petit adaptateur UK vers EU pour l’utiliser dans nos prises… si vous achetez souvent en chine, vous en avez surement pleins qui trainent… pas certain qu’il soit livré avec !
 

 

une autre solution de charge consiste à utiliser un chargeur pour Li-ion dans lequel on place les batteries pour la charge. Il en existe de tout type (avec affichage ou simple comme ici).
Cela requiert de sortir les batteries du boîtier à chaque recharge ce qui est beaucoup plus contraignant !
 

Comparatif des dimensions pour vous faire une idée

De gauche a droite, batterie d’origine des fatshark attitude v2, batterie du Eachine goggle one, batterie du Eachine goggle two, le boitier fatshark pour 18650.

Une alternative plus compacte et moins cher

Une solution beaucoup moins cher et tout efficace (mais un peu moins longue en autonomie) consiste à ne pas acheter le boitier + 2 batteries, mais d’utiliser la batterie 18650 du Eachine Goggle Two (6,8€).
A l’intérieur ce sont deux batteries 18650 en série, d’une capacité de 2200mAh.
Moins encombrant que le boitier fatshark, un peu plus léger mais ça tient moins bien sur le bandeau de tête de nos lunettes… il n’y a pas de prise d’équilibrage pour alimenter un ventilateur et il n’y a pas de petit moniteur pour afficher le niveau d’alimentation

Liens utiles

Le boîtier Fatshark pour 18650 chez banggood
Le boîtier Fatshark pour 18650 chez studiosport

Batteries Li-ion:
2X Batteries Li-ion MECO 18650 4000mAh

Chargeurs:
Chargeur pour batteries Eachine Goggle Two (le plus facile) – attention il faut un adaptateur UK/EU
Chargeur pour batteries 18650 (il faut retirer les batteries du boîtier) – attention il faut un adaptateur UK/EU

Alternative:
Batterie 18650 pour Eachine Goggle Two

ISDT Q6 PLUS – le mini chargeur de poche polyvalent.

Review du chargeur ISDT Q6 PLUS, un mini chargeur de poche super polyvalent et bien pratique.

Trouver un bon chargeur polyvalent relève toujours du défi et c’est également une question qui nous revient régulièrement.
ISDT va répondre à cette question récurrente et à nos attentes pour enfin nous apporter un mini chargeur tout en un assez performant!

Il propose une prise en charge d’un nombre impressionnant de batteries (y compris les LiPo HV – “haute tension”) dans un format de poche super pratique et léger.
De nombreux réglages sont présents et un affinage fin des paramètres nous apportent une liberté d’action assez impressionnante.

Spécifications du constructeur

Tension d’entrée: DC 7-32Vdc
Tension de sortie: 0-30Vdc
Courant de charge: 0.1-14.0A
Courant de décharge: 0.1-3.0A
Max Capacité de charge: 300W
Max Capacité de décharge: 8W
Courant d’équilibrage: 1A par cellule
Prise en charge de l’équilibrage des cellules: 2 à 6s
Prise en charge des batteries LiFe / lilon / LiPo (1-6s) / LiHv (1-6s) / Nimh / NiCd (1-16s) / Pb (1-12s)
Affichage: LCD IPS 2.4” (320 × 240)
Température de fonctionnement: 0 à 40 degrés
Température de stockage : -20 à 60 degrés
Dimensions: 80x80x33.5mm
Poids: 119g

Unboxing

Reçu dans le traditionnel emballage type sac poubelle avec une couche de papier mousse à l’intérieur.

Sorti du sac on découvre une petite boite qui tien en main.
Le packaging est simple et bien étudié.. d’un simple coup d’oeil on sait à quoi on aura à faire !

  

On ouvre la boite et caché sous une carte de visite (en papier) nous découvrons le mini chargeur.

La carte de visite en détail.. juste pour info !

Y a pas à dire, tout est pensé bien indiqué !

Sous le chargeur se cache des prises XT60 pour se faire ses propres cordons de raccord IN et OUT.

Tour du propriétaire

Sorti de son écrin, notre chargeur aux courbes généreuses.
Vêtu d’un plastique noir glossy sur le devant et mat à l’arrière (il existe aussi un modèle blanc), à la prise en main on ressent cette bonne impression de matériel qualité.

Vue du côté gauche, l’entrée de tension pour alimenter le chargeur.
Malheureusement il vous faudra l’alimenter par une source de tension extérieure comprise entre 7 et 32Vdc car il ne possède pas d’alimentation intégrée… Dans ce petit format de poche ce n’est pas très étonnant !

L’entrée IN est au format XT60 reste assez pratique si on veut charger des batteries de petites capacité au moyen d’une batterie de grosse capacité.. il suffit de connecter directement sa batterie XT60 dans le chargeur et il s’occupera du reste.

Sur la droite de la photo on distingue aussi un trou, au format mini jack, il permet de connecter un câble de mise à jour (non fourni)

Vue de l’arrière avec le ventilateur derrière la grille de protection.
Le ventilateur force un bon drainage du flux d’air lorsque le chargeur monte en température ou est fort sollicité.

Vue du coté droit, la sortie OUT au format XT60 et le connecteur d’équilibrage.
Attention au sens de la fiche d’équilibrage car la pin – (négatif ou gnd) se situe à gauche.

Petit Zoom sur la prise d’équilibrage, heureusement les détrompeurs sont là pour ne pas mettre la batterie dans le mauvais sens.

En dessous, pleins de grilles de ventilation pour permettre un bon brassage du flux d’air.

Petit, il tient dans la main !
Petit mais costaud car dans son dedans on retrouve un processeurs ARM cortex 32 bit pour une rapidité et précision dans les calculs et mesures.
Ce processeur est utilisé dans beaucoup de montages électronique, il est connu pour être puissant et stable.. bref il fera le job qu’on attend de lui.

80mm de long comme décrit dans les données constructeur.

80mm de large comme renseigné par le constructeur

32mm c’est à un poil de couille près comme la donnée constructeur (33,5mm)

125g hors connectique c’est 6g de plus que le poids renseigné par le constructeur (119g).

Fonctionnement et menus

On connecte une source d’alimentation (pour ma part une alim de15Vdc 10A) sur l’XT60 input et on fait péter le jus.
Le chargeur démarre en une fraction de seconde.

Une fois l’écran de boot disparu on tombe sur l’affichage principal.

Son écran LCD couleur de 2,4 pouces très pratique nous permet de voir d’un coup d’oeil les paramètres sélectionné ainsi que de suivre le bon déroulement de la charge.

Powered by “scOs”, le smart OS pour smart chargeur permet d’avoir une interface de gestion claire, pratique et colorée.
Une mise à jour via Pc est possible via un câble dédié (en option.. et qui dit en option, dit que je n’ai pas essayé).

Un coup de molette vers le bas et on obtient quelques infos supplémentaires.
Tension d’entrée, tension de sortie, température du chargeur, puissance emmagasinée, ???, nmbre de batteries chargées ce jour.

On appuie sur la molette pour rentrer dans le menu principal.
On bouge dans les menus avec la roulette, on rentre dans les sous-menus en cliquant sur la roulette.

Sous-menu d’action à effectuer (charge / décharge / mode storage)

Types de batteries prises en charge.

Tension de cellule réglable pour la charge (4.20V de base)

Tension minimum que l’on peut mettre par cellule.

Tension maximale que l’on peut régler par cellule.

Nombres de cellules prises en charge.
Notez que le chargeur détectera automatiquement le nombre de cellules présentes sur la batterie, néanmoins ce paramètre permet de forcer le batterie en cas de mauvaise détection.

Courant de charge minimum que l’on peut paramétrer.

Courant maximal de charge que l’on peut paramétrer.

Si on ne connecte pas la prise d’équilibrage de la batterie on sait tout de même charger.

Dès qu’on connecte une LiPo avec sa prise d’équilibrage les paramètres sont détectés.

On fait ses réglages de charge et on démarre en choisissant “start task”

Dès le démarrage de la charge, le fond d’écran devient rouge.
Le premier écran affiche les valeurs actuels en tension des cellules.

Le second écran affiche la résistance interne de chaque cellule.

Le troisième écran (en bougeant la molette vers le bas) affiche la tension d’entrée (15V), la tension de sortie (12,6V actuellement car cela fluctue en fonction de l’état de charge), la température du chargeur, la puissance totale placée dans la lipo, ??? , le nombre de charges total effectuées ce jour là.
Dans le gros bandeau rouge on retrouve le courant actuel de charge, le nombre de mAh déjà placé dans la batterie.
Tout au dessus, dans le petit bandeau rouge plus foncé, on retrouve le temps de charge, le nom du chargeur, un barregraphe qui affiche l’état de charge actuel.

A tout moment, en cliquant sur la roulette, on peut modifier le courant de charge ou arrêter la charge.

En mode décharge les réglages changent un peu.
On peut régler la tension minimale à laquelle on doit faire descendre les cellules, le nombre de cellules (automatique mais on peut forcer), le courant de décharge.

Le courant de décharge est réglable de 0,1A à 3,0A

Une fois qu’on démarre la décharge, l’écran devient rose dans ce mode.
Le ventilateur démarre directement pour drainer la chaleur générée par la décharge.
Notez que le ventilateur est assez bruyant, il fait le bruit d’un sèche cheveux qui serait allumé dans la pièce d’à côté.
J’avais demandé 3,0A de courant de décharge, pratiquement je n’ai jamais dépassé 0,4A…
Pratiquement, sur la 4S 3700mAh que j’ai utilisé pour faire ce test, je ne sais régler le courant de décharge que de 0,1A à 0,4A, au delà de 0,4A le chargeur reste bloqué à 0,4A de décharge même si je le règle à 3,0A
Le chargeur compte en négatif les mAh vu qu’on retire du courant en dehors de la batterie alors qu’en charge on en “ajoute”.

Comme pour la charge, a tout moment en cliquant sur la roulette on peut arrêter la décharge ou régler le courant de décharge… même si il reste à 0,4A… curieux, je vais devoir enquêter la dessus.

Accès au mode “storage”, avec le réglage de la tension à laquelle il faut placer les cellules (3,8V de base), le nombre de cellules (automatiquement détectées mais qu’on peut aussi forcer), le courant de décharge pour arriver à la tension de rangement “storage” (réglable de 0,1A à 14,0A)

Aussitôt démarré, le fond d’écran devient mauve et affiche les informations habituelles.
Le ventilateur démarre directement pour drainer la chaleur générée par la décharge.
Notez que le ventilateur est toujours aussi bruyant…
Comme dans le mode “décharge”, le chargeur me limite à 0,4A de courant de décharge et je ne sais pas décharger au delà même si je le place à 14,0A de décharge !
Le chargeur compte en négatif les mAh vu qu’on retire du courant en dehors de la batterie alors qu’en charge on en “ajoute”.

Comme pour les autres modes, à tout moment on peut régler le courant de décharge ou arrêter l’action.

Mesures

Parlons un peu mesures…

Dans un premier temps ce sera le test du courant, dans un autre temps le test tension (mais pour ce dernier je n’ai pas encore fait de connecteur donc il est reporté à plus tard)

Pour le test du courant, j’ai placé mon FLUKE 115 en série entre le chargeur et la LiPo.
Le but de ce test est vérifier que le courant demandé pour charger la LiPo soit bien celui délivré à la LiPo.

J’ai démarré une charge de la Lipo en demandant un courant de charge de 1,0A.
On constate que le chargeur réalise bien son travail.
Pratiquement le courant fluctue de quelques centaines de mA, le chargeur vérifie le courant de sortie et le corrige tout le temps en fonction de la tension.. Calculé par le processeur et passé en boucle PID.

La batterie était déjà bien chargée, lorsqu’elle arrive a la fin de charge le courant diminue pour atteindre zéro.
On constate que l’affichage suit la valeur réelle de sortie.

Ensuite j’ai changé de batterie LiPo en plaçant une plus grosse capacité afin d’envoyer un courant de charge plus important.
Dans cette configuration j’ai demandé un courant de charge de 4,0A.
On remarque que malgré les 4,0A réglés, le chargeur n’affiche que 3,9A mais charge bien à 4A.
Avec un réglage de 6,0A en charge, l’affichage m’indique 5,8A alors que le multimètre lit 6,0A.
Avec un réglage de 8,0A en charge, l’affichage m’indique 7,8A alors que le multimètre lit 8,0A.
Au delà (10A) l’affichage redevient normal et quand il indique 10A, le multimètre lit aussi 10A.
Rien de bien grave de toutes manières, à de si fortes intensité on est pas à quelques centaines de milliampères près 😉

L’écart de 100mA confirmé entre la sortie et le courant réel.

Pour le fun, quelques mesures thermique sur le chargeur lors d’une décharge de batterie.
On remarque que la chaleur est surtout concentrée sur le côté droit du chargeur (côté batterie).
La base des câbles, au niveau des connecteurs, chauffe aussi très légèrement.

Visualisation dans différentes gammes colorimétriques

Conclusion

Le ISDT Q6 plus est un très chouette petit chargeur.
Il répondra à bon nombre de vos attentes et sera capable de s’aligner sur la plupart de vos batteries.
Il permet de faire des réglages fins et offre une grande liberté dans ceux ci.
Les mesures et courant/tension de sortie sont tout à fait respectés, ceci étant l’idéal pour ne pas avoir une dégradation rapide de nos batteries.

En revanche, il n’a pas d’alimentation interne, a un ventilateur assez bruyant lorsqu’il se met en route, a un courant de décharge/storage bridé (qui sera surement libéré lors des futurs mises à jour) et son câble de mise à jour est en option (mais on travail déjà à la réalisation d’un câble diy).
Très satisfait globalement de ce chargeur; il a d’ailleurs déjà trouvé sa place dans la voiture pour mes longues sessions sur le terrain.

 Liens utiles

La mise à jour du firmware se trouve sur le site de ISDT
Le manuel d’utilisation en anglais se trouve sur le site de ISDT

Le chargeur ISDT Q6 plus sur la boutique banggood

Une alimentation 220V vers 12Vdc pour alimenter le chargeur

Le mod autonomie pour le Blade inductrix FPV

Le mod autonomie pour le Blade inductrix FPV

Le Blade inductrix FPV est une sorte de Tiny Whoop bien fini en apparence.

Je vous dis “en apparence” et je pèse bien-entendu mes mots, car derrière c’est tout autre chose. Les moteurs, la carte de vol et le système FPV n’ont rien en commun.

En outre, il y avait, avec la première génération de Blade inductrix FPV, un petit soucis d’autonomie. La première génération ne dépassait pas 1 minute 10 avec une nouvelle batterie.

Merci à Max pour le lien de la vidéo

Présentation du mod

Il vous faudra pour réaliser ce mod :

Blade inductrix FPV outils

1 : Commencez par démonter le capot et la carte.

Blade inductrix FPV démontage

2 : Ensuite dessoudez le câble d’alimentation existant

Blade inductrix FPV dessouder

3 : Pour terminer, soudez par le dessous le nouveau câble. Ce dernier sera préalablement coupé à la bonne dimension.

Vue du dessus du connecteur pour la cam AIO.

Vue du dessous du connecteur de la LIPO.

Vidéo

Je ne recommande pas le “shunt” du capteur de tension pour permettre une minute de vol supplémentaire.

Bien entendu, un “jeune” pilote (Padawan) a besoin de cet avertisseur pour s’arrêter à temps et préserver la santé de ses LIPO.

Un tout grand merci à Bill pour son résumé.

Vous pourrez trouver plus d’infos ici Modification Inductrix FPV

Bons vols!

OSD en standalone avec GPS

L’OSD en standalone avec GPS est un petit montage très pratique, entre autre, pour celui qui pratique la voilure fixe FPV.

Les informations affichées dans votre retour vidéo seront l’altitude, la vitesse, la distance parcourue, le temps de vol, la tension de votre batterie et vos coordonnées. Ces dernières sont très pratiques si vous perdez votre machine (je conseille également d’enregistrer vos vols avec un DVR pour récupérer cette information si votre batterie venait à se débrancher lors d’un éventuel crash). J’utilise ce site pour récupérer la position.
Il est aussi possible de recevoir le RSSI si votre récepteur le permet. Volant en FrSky, je préfère avoir un avertissement auditif de la radio, que de multiplier les informations dans le retour vidéo.

Pour le réaliser vous aurez besoin

Au préalable, si ce n’est pas déjà fait, installez le driver de votre FTDI (disponible ici) ainsi que l’interface arduino téléchargeable ici.
Je tiens à préciser que selon le chip de votre FTDI, vous ne pourrez pas mettre le driver d’origine car vous briquerez le dongle. Une méthode existe pour le débriquer.
Le firmware utilisé est le MWOSD téléchargeable ici.

Commencez par souder 5 pin header sur l’osd (DTR, TX, RX, +5V et masse), c’est ici que vous brancherez le FTDI et ensuite le GPS (schéma 1).

OSD Micro Minimosd vue top
Branchez le FTDI sur l’osd selon le schéma 2 et connecté le à votre ordinateur. (Attention à bien croiser TX et RX, donc le TX de l’osd va sur le RX du FTDI et le RX de l’osd va sur le TX).

OSD Micro Minimosd vue ftdiUn peu d’Arduino ….

Allez dans le répertoire du MWOSD de l’archive décompressé, MW_OSD et cliquez sur le fichier Config.
Votre interface Arduino devrait s’ouvrir, allez dans outils, sélectionnez comme type de carte “Arduino Pro ou Pro mini” ainsi que le port où votre FTDI est connecté.
Allez dans l’onglet “Config.h” (1) et modifiez les valeurs suivantes en retirant les “//” si ce n’est déjà pas fait:
#define MINIMOSD (2)
#define GPSOSD_UBLOX (3)
#define FIXEDWING (4)
#define BAUDRATE 115200 (5)
Si une autre valeur est déjà sans “//” veillez les ajouter.

Cliquez sur la flèche (6) pour téléverser le firmware dans votre osd.

Débranchez votre FTDI

Un peu de soudure …

Suivant le schéma 3 ci-dessous soudez votre alimentation 5V (issue d’un bec, un stepdown, voir de votre émetteur vidéo s’il possède une sortie 5V). Pour connaître la tension de votre lipo, venez aussi soudez le + et la masse de votre LiPo. Branchez la masse et le signal de votre caméra et émetteur vidéo.

OSD Micro Minimosd schéma cablage video et power

Le gui MWOSD …

Branchez la batterie et le FTDI, lancer le gui qui se trouve dans le répertoire MW_OSD_GUI, et selon votre configuration informatique, choisissez le répertoire (sur mon 64bits seule la version 32bits tourne), ensuite lancer l’application MW_OSD_GUI.
Connectez-vous au port (dans mon cas COM4) (1) et paramétrez comme sur la capture d’écran (schéma 4).
Dans Main Voltage, choisissez le nombres d’éléments de votre LiPo (battery Cells) (2).
Vous pouvez aussi faire apparaître votre pseudo ou nom dans Call Sign) (3).
Vous pouvez déplacer les éléments en cliquant “LAYOUT EDITOR” (4) et via le – ou + choisissez l’élément que vous voulez déplacer, ensuite à l’aide des “UP, LEFT, RIGHT, DOUWN” disposez le où vous voulez.

Cliquez sur write (5) pour enregistrer les modifications.

Ensuite il vous faudra téléverser les polices (font). Pour ce faire, cliquez sur select, choisissez la police désirée et cliquez sur upload (6).

OSD Micro Minimosd MWOSD R1.6

Vous pouvez dès lors brancher votre réception vidéo et admirer le résultat.

La tension de votre batterie n’est certainement pas bonne, prenez un voltmètre pour prendre la tension de la LiPo et changez la valeur dans “voltage adjust” jusqu’à obtenir la bonne tension. A chaque changement de valeur, vous devez validez en cliquant sur write.

Branchement du GPS …

Il ne reste plus qu’à vous déconnecter du port, débranchez votre FTDI et branchez votre GPS comme indiqué sur le schéma 5.

OSD Micro Minimosd schema cablage GPS

Sortez le tout pour avoir une bonne couverture GPS et attendez de recevoir la réception des différents satellites. Ça peut être long la première fois.

Bons vols avec votre nouvelle option…