Eachine Fury – L’attaque des clones

Après le test de la Miniracewing de Flybot, j’ai voulu tester la Eachine Fury, un des clones de cette superbe aile.. Connaissant déjà la marque Eachine pour ses multicoptères, je me suis commandé la Black Wing (test à paraître sur pimousse) et la Fury.

Elle utilise un fuselage en carbon du même style que la MRW ou les deux dernières ailes de TechOne.

Je suis parti du kit et non de la version PNP, mais ai utilisé la même motorisation (il y avait une belle promo sur le kit).

Déballage

L’ensemble est dans une jolie boîte en carton montrant le modèle. Elle pourra être utilisée pour son transport.

Eachine Fury unboxing

Contenu du kit

  • 2 demi-ailes en EPO
  • 2 winglets démontables
  • 1 fuselage en carbon déjà assemblé
  • 1 clé d’aile en carbon
  • De la tringlerie
  • 1 planche d’autocollants
  • 1 notice pour les réglages

Eachine Fury kit

Eachine Fury frame

Eachine Fury frame 2

Caractéristiques

  • Envergure : 103 cm
  • Longueur : environ 40 cm
  • Poids en ordre de vol sans la lipo et la cam HD : 533g

Configuration

J’ai choisi d’utiliser le kit moteur/esc disponible avec l’ensemble PNP.

  • Moteur : Racerstar 2216 2000kV
  • ESC : 40A (ZTW AL Beatles)
  • Hélice : 6×4 mais remplacée par une 7×4 pour plus vitesse
  • Servos : TowerPro SG92R
  • Caméra fpv : Foxeer HS1177
  • Caméra HD : Runcam 2
  • Émetteur vidéo : Eachine TX526
  • LiPo : 1800mAh 4S Turnigy Graphene

Comme sur toutes mes ailes, je mets un OSD avec GPS (voir tuto ici).

Montage

Rien de bien compliqué ici, j’ai mis 4h30 pour la préparer avec l’installation FPV.

J’ai commencé par fixer le moteur au châssis, mis l’esc en lui soudant 2 fils pour l’alimentation du BEC 10V, qui servira pour la caméra et le VTx, ainsi qu’un BEC 5V pour pour l’OSD. J’ai fait confiance (à voir dans le temps) à l’UBEC de l’ESC pour alimenter les servos.

Eachine Fury moteur

Ensuite, j’ai collé les servos dans les ailes en ayant au préalable centré ceux-ci avec la radio et visé le palonnier.

J’ai utilisé une radio FlySky i6x avec un petit rx X6B sur lequel j’ai directement soudé les allonges pour les servos et l’ESC. Je l’ai collé à l’arrière du fuselage.

Un petit trou a été percé à l’avant pour fixer le berceau de la caméra HS1177. Le micro minimosd sera collé près de la caméra, après l’avoir entouré de gaine thermorétractable pour éviter les courts-jus.

Eachine Fury frame 3

Le  VTx est fixé à l’avant sur le côté dans un premier temps, à voir s’il résistera aux possibles crashes. Comme toujours, je lui mets un petit refroidisseur en alu pour l’aider à dissiper la chaleur.

Le GPS est fixé à l’arrière sur un petit support fait en plastique et collé.

Je n’ai pas encore mis de servos dans les dérives, j’ai un doute sur un réel bénéfice.

Eachine Fury aile

Le profil a une épaisseur relative plus grosse que sur la miniracewing, il faudra plus de Watt pour arriver à la même vitesse.

Eachine Fury aile 2

Premiers vols

J’ai mis quelques crans de trim à cabré pour faciliter le lancer.

Après un rapide check du sens de débattement, j’attrape l’aile par le bord d’attaque, pousse les gaz à 2/3 environ et lance l’aile dans son élément.

Waow, elle part tout droit. Impressionnant pour un premier vol !

Je teste immédiatement quelques tonneaux, vol dos (qui tient en poussant très légèrement le stick de profondeur à piqué), pseudo décrochage avec élevons braqués à fond. Elle est bien gentille, pas vicieuse.

Moteur à fond ça avance bien mais il y a moyen de faire beaucoup mieux avec une hélice APC 7×4 (elles sont commandées).

Je ne vois pas le temps passé, porte aucune attention à mon OSD et hop plus de batterie. Atterissage avec coupure du retour vidéo à moins d’un mètre du sol. Je vais chercher la bête, ouf elle n’a rien et je remets une lipo et c’est reparti.

Toujours une grande facilité au lancement en l’attrapant par le bord d’attaque. Elle part tout droit dans son élément. Je décide de prendre un peu d’altitude pour voir son comportement et lâche les sticks avec environ 1/3 de gaz. L’aile vole toute seul pendant bien 10 secondes, sans tendance à partir d’un côté et piquer.

Le calage moteur me semble parfait tout comme le centrage qui est pas mauvais en étant sur le milieu voire l’arrière des repères.

Hâte de recevoir les hélices pour voir la vitesse qu’elle peut atteindre. Ici on arrive dans les 120/130 km/h pleins gaz.

Vidéo du premier vol avec hélice 6×4:

Vols suivants

Passage à une hélice APC 7×4… Dès qu’on pousse les gaz, le couple se ressent plus qu’avec l’ancienne hélice, elle a tendance à légèrement partir, mais rien de gênant, un mixage résoudra le problème ou un calage du moteur. Niveau vitesse c’est autre chose, en début de Lipo j’arrive proche des 180km/h, bref j’ai la banane.

J’ai enchaîné environ 15 vols, testé la solidité en prenant un arbre. Bilan les deux demi ailes se sont déboîtées, l’EPO a été marqué par les branches et une faiblesse apparaît (j’y reviendrai plus bas).

Bilan

Si vous voulez la voir bien vieillir, laminez la! Comme toutes les ailes en EPO, les branches et autres marquent facilement la matière.

Faites au moins le bord d’attaque et surtout la zone où se trouve le fourreau de clé d’ailes car c’est le seul point fragile que j’ai rencontré lors de mon crash.

J’ai vraiment été agréablement surpris par la qualité de l’ensemble, je pense en prendre une deuxième pour l’équiper d’un moteur et esc plus léger.

Je ne la conseillerais pas à un débutant car elle aime voler vite, bien qu’avec une configuration plus légère ça devrait le faire et pourquoi pas s’aider d’une carte de gestion de vol avec inav par exemple ou simplement un module de stabilisation voir même un récepteur avec stabilisation comme FrSky, entre autre, le fait.

Ce que j’ai aimé :

  • La qualité de l’ensemble
  • La possibilité de mettre des servos pour avoir des volets de dérive (à voir si utile)
  • Le prix tout doux
  • La possibilité de régler facilement le centrage en bougeant le support moteur
  • Aile démontable
  • Très stable et vol tendu

Ce que j’ai moins aimé :

  • Rien à dire pour le moment si vous laminez au moins la zone des fourreaux de clé d’ailes.

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