Portrait : Team speed l’école belge du FPV Racing

Le milieu du FPV racing évolue très vite. Il n’y a pas, à ce jour, d’école ou de structure à grande échelle qui pourrait encadrer les futurs pilotes. En Belgique, il existe néanmoins une petite équipe animée par des passionnés. Cette team est encadrée par des mamans et des papas qui n’ont que le soucis de l’épanouissement personnel de leur enfant. Un endroit où il fait bon vivre. Une équipe avec un esprit familial où tout un chacun pourra évoluer en toute sécurité et à son rythme.

Les pilotes

 

 

Facchin Florian,

15 ans

Etudiant en 4ème secondaire en sciences

 

 

 

 

 

A l’âge de 5 ans, il reçoit sa première voiture radio commandée qu’il fait évoluer dans le club que ses parents avaient mis en place . A 10 ans, il est consacré champion de Belgique dans la catégorie 1/18ème «Jeunes» et à 12 ans vice-champion de Belgique dans la catégorie  «Adultes».

Cette discipline lui a permis d’apprendre à mécaniser, à souder, à régler et à entretenir une voiture radio commandée.

C’est en mars 2016, en voyant la compétition de drones à Dubaï (où son papa était team manager d’une équipe belge qui a terminé en 7ème position), qu’il s’est vraiment  intéressé de plus près à cette discipline. Il a donc fait ses premiers essais juste avant de commencer le championnat de Belgique en FPV racer qui débutait en avril 2016 (dans la catégorie « débutants » bien évidemment). C’est à ce moment qu’il a intégré la Team Speed.

Dans la pratique du drone, il retrouve un peu les aspects mécaniques qui existent en voiture RC (amortisseurs, pneus, châssis à régler). Il y a, en fait, beaucoup d’électronique à apprendre et à gérer. C’est donc un nouveau challenge pour lui.

Même le pilotage est assez différent puisqu’en voiture on pilote à vue en 2 dimensions alors qu’en drone nous pilotons en FPV avec une 3ème dimension en plus à gérer.
Il est membre du club de Havay (MCH).
Il est convaincu que le monde du racing va continuer à grandir dans les années à venir grâce aux médias et à toute la publicité qui tourne autour du drone.
Dans un futur proche, il aimerait réussir à être plus régulier lors des courses, monter de « niveau » et continuer à s’améliorer dans le FPV racer.
A tous ceux qui souhaitent se lancer,  il conseille de ne pas avoir peur de poser des questions aux personnes expérimentées lors de courses, d’événements ou sur les  forums et sites.

Il faut apprendre l’anglais (ou du moins, savoir se débrouiller) car la plupart des « meilleurs » forums et explications sont en anglais. Puis, cela permet aussi de pouvoir parler avec tout le monde sur internet ou dans la vie. 🙂

 

 

 

Pellichero Maximilien

13 ans

Etudiant en 3ème année générale option sciences

 

 

 

 

Il a commencé le modélisme à l’âge de 6 ou 7 ans. Son papa avait des avions qui traînaient et il voulait les faire voler. C’est Marc, un ami de son père, qui lui a appris à voler en électrique et thermique.

Un jour, ils ont rencontré Quentin de FlyXcopter qui faisait une démo de FPV racing. Il a regardé son papa et celui-ci a compris tout de suite.

Il a accepté d’en acheter un parce qu’il était aussi emballé que lui  Il y a maintenant environ 1 an et demi qu’il s’amuse vraiment avec ses potes du FPV.

Il est membre de 2 clubs : Model  Club Havay et Model Club Chaufour.

De son point de vue, Max pense que les jeunes vont commencer à apprécier de plus en plus ce genre de sport. La technologie évolue tout le temps et les vitesses vont encore s’améliorer, il faudra voir si les réflexes suivront

Pour le futur, il compte s’améliorer en étudiant les bonnes trajectoires par exemple. Il aimerait également s’entraîner plus pour avoir des trajectoires plus fluides.

Il rêve en secret de participer, par exemple, à une course comme celle qui a eu lieu à Dubaï.

Comme conseil pour les débutants, Max suggère de ne pas toujours faire la course. Il y a d’autres moyens de s’amuser et d’apprendre à piloter avec les racers.  Il vient de commencer l’accro en free style et il trouve ça super cool !

Il vous conseille de faire la connaissance de Looping (Dominique Butera), il trouve ce gars vraiment génial !

Le coach :

 

 

 

Pellichero Nicolas

41 ans

Indépendant depuis environ 5 ans après 15 ans d’informatique.

 

 

 

 

Nico est membre du Model Club Havay et du Model Club Chaufour.

Il a découvert dans ce milieu un monde de passionnés qui ne regardent pas à la dépense. Des pratiquants prêts à aider des débutants. Il y a même découvert des pilotes de renommée mondiale qui n’ont pas hésité, aussi bien en Belgique au championnat ou en France à Chartres à donner de bons conseils à son fils, Maximilien. Cela l’a fort impressionné !

Difficile, parfois, dans certaines disciplines, de donner des tuyaux à des « concurrents » et pourtant.  Il faut dire qu’à Chartres, ils ne connaissaient pas grand monde … Difficile aussi de conseiller son fils quand on ne connait rien ou pas grand chose au monde du FPV.

Quand Maximilien est arrivé au 1/8 de finale, comment gérer les quarts, attaquer dès le début et risquer de chuter, ou calmer et ensuite foncer, aucune idée précise…

C’est là que Nico est allé voir Vincbee pour avoir son avis sur la question.

Et là, des conseils, des explications,… sur le pourquoi du comment…il croise l’un ou l’autre pilote qui ont du entendre et qui eux aussi donnent leur avis…

Il est clair qu’ils sont allé à Chartres pour voir l’ambiance à l’internationale et voir des pilotes connus voler…

L’objectif, ne pas être dernier et essayer de se qualifier  Ils en rêvaient de se qualifier !

Dans la voiture, il discutait avec Max, t’imagines… tu te qualifies… la réponse du fils à son père fut : « Ouais ce serait cool « 

Quelle joie quand aux premières épreuves qualificatives il fait 1 min 13, il le voit déjà qualifié… le rêve est devenu réalité ! Il passe en quart, puis demi, et … finale, là c’est trop!

Max, 13 ans, il est serein. Nico en a 41, il est mort de trouille, il stresse de lui dire une bêtise pendant la finale.

Max comprend ce qui lui arrive et dit à son papa : « Tu me donnes juste ma position en fin de 2ème tour, je tenterai le tout pour le tout pour être sur le podium ».

Fin de deuxième tour, Nico lui annonce qu’il est 3ème, un concurrent le dépasse quelques secondes plus tard, Max est « furax », il tente le tout pour le tout pour être sur le podium, il repasse premier avant l’entrée dans le bois, là où il a fait une faute au deuxième tour !

La tension monte chez Nico et il imagine le déclenchement du plan catastrophe, Max va chuter dans le bois, et bien non ça passe, il est toujours devant et termine 3ème. Exceptionnel! La journaliste vient le chercher sur sa chaise, elle m’entend dire 3ème à Max et me dit non, il est premier ! Nico doit être au bord de la crise 🙂 Le juge lui confirme, il est premier !

Le papa n’en revient pas, il a fait une erreur monumentale, il lui a dit qu’il était 3ème alors qu’il était premier… Heureusement qu’il n’a pas chuté, il l’aurait certainement entendu … 🙂

Il rêvait de se qualifier, il a gagné ! Le rêve…

Et bien voilà, c’est comme cela que Nicolas aimerait que le monde du FPV reste, du rêve, du rêve de voler, du rêve de gagner.

Il consacrera d’ailleurs son temps à faire profiter d’autres jeunes des connaissances qu’il a acquises.

Nicolas recommande de commencer par une machine fiable, solide, déjà montée et testée, histoire de ne pas se décourager. Une fois que le virus a opéré, tenter de monter une machine. N’ayez pas peur de poser vos questions sur des forums ou autres … Montez et apprenez sans le vouloir

Par ailleurs, beaucoup de parents disent que leurs enfants passent beaucoup de temps sur leur console, investissez dans le FPV racing.

Non seulement, ils quitteront leur console mais ils apprendront une multitude de choses !

Bons Vols!

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